mercredi 8 juillet 2015

66 - Pas d'arrangement

Des fois, quand je m'ennuie, c'est-à-dire souvent ces temps-ci, je participe à des concours dont je me dis «y a zéro chance que je gagne, mais ça serait sympa, tiens. Mais y a zéro chance que je gagne». Eh bien, figurez-vous que je ne me dirai plus «y a zéro chance que je gagne, mais ça serait sympa, tiens. Mais y a zéro chance que je gagne», parce que pas plus tard qu'avant-hier, j'ai reçu un courriel de TV5 m'annonçant que j'avais gagné deux places pour aller voir Zebda en concert. Zebda, quoi. Sur scène, quoi. Sauf que c'était hier soir, le lendemain donc, et que j'ai eu un peu de difficulté à trouver quelqu'un pour m'accompagner, mon homme ayant décidé d'assumer seul sa triple paternité (de toute façon, allez trouver une baby-sitter la veille au soir comme ça...).
Finalement, notre ami français, qui devait au départ assumer seul sa beau-paternité pendant que sa blonde travaillait, a réussi à confier la petite à ses grands-parents et nous nous sommes rendus au Métropolis. Le concept de la salle est sympa: il y a des places assises au balcon, tandis que le parterre consiste en une piste de danse avec deux bars latéraux, et quelques tables dans le fond. Nous avions des places en bas, ce qui était parfait pour le type de spectacle que nous étions venus voir, qu'il aurait été un peu tristounet d'écouter le cul bien calé dans son siège...
En première partie, nous avons eu droit à un petit groupe québécois métissé aux sonorités algériennes fort dansantes, Syncop. Parfait pour chauffer la salle, qui n'a pas tardé à se déhancher et à bouger dans tous les sens.
C'était la première fois que je voyais Zebda en concert, mais comme le groupe a fait ses armes sur scène, je m'attendais à un véritable show. Et je n'ai pas été déçue. Tous s'en sont donnés à cœur joie et j'admire l'énergie communicative de ceux qui sont maintenant dans leur soixantaine... Bien sûr, nous avons également eu droit au discours politique, aux dédicaces aux Grecs, Tunisiens et autres Palestiniens, à la pensée pour les migrants qui meurent par centaine dans les eaux de la Méditerranée et au chant des partisans version Motivés. Il ne manquait d'ailleurs aucune de leurs chansons phares...
Je regrette néanmoins que le mixage ait été aussi approximatif. Car si les musiques de Zebda s'écoutent bien, elles finissent par être répétitives et sans comprendre les paroles, le spectacle perd un peu de sa saveur. Et puis, c'est un peu le comble pour un groupe aussi engagé...



2 commentaires:

  1. Ben si, la sono n'était pas au top... Mais ils avaient la patate à faire peur à la pile alkaline, alors ça compense!

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